La semaine dernière, s’est tenu la troisième édition de Codeurs en Seine. Comme lors de Codeurs en Seine 2014, il y avait 4 tracks : Web, Agile, Java et Tech. La track innovation ayant été renommée en Tech. En parallèle, il y avait 2 ateliers découverte : ELK 2.0 le matin et Spark l’après-midi. Il y avait donc du choix !

Pour rappel, Codeurs en Seine est une conférence gratuite sur une journée.

Voici les présentations auxquelles j’ai pu assister :

  • Plénière – Bienvenue & Tout ce que vous ne savez pas avant d’être CTO : une présentation intéressante même si elle manquait de rythme. La phrase DevOps : “Les devs sont legos, les sysadmin sont plutôt playmobil. C’est bien de jouer avec les 2. C’est encore mieux de les faire jouer ensemble !”
  • Test Driven Infrastructure avec Docker : l’idée d’appliquer le TDD aux Dockerfiles est très surprenante. Pour être franc, vu le titre avec “infrastructure”, je m’attendais plus à des tests sur les interactions entre conteneurs. Le concept et l’implémentation sont tout de même très intéressants. Cependant, je ne suis pas (encore) convaincu de la pertinence… Comme l’a demandé l’un des frères Le Merdy (désolé, je n’ai pas vu qui) : Pourquoi ne pas utiliser un outil descriptif comme Ansible ?
  • Comment concevoir la navigation sur mobile ? : étant sensible à l’ergonomie, je n’ai pas vraiment découvert de nouveaux concepts. Néanmoins, certains aspects étaient rafraichis (pour moi) avec l’expérience téléphone mobile. J’ai appris deux nouveaux termes : hamburger menu et meatballs menu !
  • L’injection de dépendance ou comment découpler ses objets : j’ai raté le début de ce quicky. J’y allais car ça parlait de PHP dans la track Java ! J’espérais voir l’utilisation d’un framework mais c’est plutôt une démonstration de refactoring sans framework. Une très bonne initiative (même si c’est moins impressionnant quand on vient du monde Java ou autre appliquant des patrons de conception reconnus).
  • HTTP/2 : les bonnes pratiques du web évoluent ! : un bon état des lieux de HTTP/2 et de comment adapter les bonnes pratiques sur la performance des sites web.
  • Buffet
  • Plénière – Bidouillabilité à l’ère du Cloud : “Ouvrez les yeux ! Vous êtes les cochons du fermier ! Dégooglisez-vous !” ou à propos du logiciel libre “Ce n’est pas le logiciel qui est libre, c’est l’utilisateur !” du Tristan Nitot en vrai ! 😀 Une keynote  sur le cloud personnel/domestique qui fait écho à celle de Devoxx 2014 sur le “digital self” de Serge Abiteboul.
  • Apache Drill : SQL pour Hadoop… et plus : aujourd’hui Tugdual est venu nous vendre du Apache Drill et nous n’avons pas été déçu du voyage. Cet outil permet de faire des requêtes SQL sur de multiples sources de données (systèmes de fichiers, CSV, JSON, NoSQL, SGBDR, etc…) et de faire des jointures entre ses sources. C’est extrêmement simple !
  • JGiven, enfin un outil BDD qui (ré)concilie à la fois les acteurs techniques et non-techniques d’un projet : une alternative à Cucumber qui offre des rapports plus exploitables selon les orateurs. En fait, ils ont décidé de générer leur documentation (utilisateur ou spécification) avec cet outil. Est-ce vraiment l’objectif du BDD ? Même si le code a l’avantage d’être en Java avec une fluent API, je le trouve très complexe. La maintenance est peut-être plus simple. Il faut reconnaitre que les rapports sont plutôt bien faits (systèmes de libellés, recherches, etc…) et facilement partageable (plugin Maven de génération de site statique).
  • Comment réussir à livrer des solutions extraordinaires dans des temps records, pour de vrai ! : un titre vendeur (peut-être un peu trop comme souvent dans la track Agile) mais un sujet qui me parle énormément actuellement. Et oui, nous ne sommes pas les seuls à faire ça et comme ça. 😉 L’orateur nous livre pas mal d’astuces très orientées direction de programme.

Points positifs :

  • Toujours à Rouen !
  • Toujours gratuit !
  • Toujours des intervenants de qualité !
  • Toujours un buffet chaud, de qualité et sans attente !
  • Toujours une équipe sympa !
  • La track web devenue compréhensible 😉

Points négatifs :

  • Un exercice incendie décale le programme de 20 à 30 minutes et les quickies démarrent avant la fin de la conférence précédente.
  • Un souci de projecteur dans l’amphi C.
  • Trop court !

C’est un très bon bilan pour cette édition que je place au dessus de la seconde et très légèrement en dessous de la première. Il est vraiment impressionnant d’avoir ce genre d’événement de qualité qui reste gratuit. Merci aux associations organisatrices, à l’UFR des sciences et techniques, aux bénévoles, aux orateurs, au public et à tous ceux sans qui Codeurs en Seine ne serait pas ce qu’il est. Et vivement l’année prochaine !